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Citi relève ses prévisions de Brent au troisième trimestre à 80 dollars mais maintient une perspective baissière pour 2027 à 65 dollars

Citigroup a revu à la hausse ses prévisions de prix du Brent pour le troisième trimestre à 80 dollars le baril, contre une estimation précédente de 75 dollars, invoquant la persistance du conflit américano-iranien et l'échec continu des efforts diplomatiques visant à rétablir des flux pétroliers normaux à travers le détroit d'Ormuz. Cette révision, rapportée par OilPrice.com le 7 août 2026, marque un nouveau recul notable par rapport à la position résolument baissière adoptée par la banque au début de l'été. Malgré cette révision à court terme, Citi a maintenu ses prévisions de Brent pour le quatrième trimestre à 70 dollars le baril et a conservé son anticipation selon laquelle le brut de référence s'établira en moyenne à 65 dollars en 2027.

La banque continue de croire que le conflit américano-iranien sera finalement résolu, mais reconnaît que ce conflit, qui dure depuis cinq mois, s'est prolongé bien au-delà de ce qui avait été initialement anticipé, maintenant des primes de risque géopolitique élevées sur les prix du pétrole. Au moment de la publication, les contrats à terme sur le Brent s'échangeaient à 83,11 dollars le baril, en hausse de 0,62 dollar en séance, tandis que le West Texas Intermediate gagnait 0,51 dollar à 77,80 dollars le baril. Le Brent était brièvement passé sous les 80 dollars en début de semaine, porté par les espoirs renouvelés d'un accord sur Ormuz, avant de se reprendre lorsque les inquiétudes concernant le rythme et la crédibilité des négociations américano-iraniennes ont ressurgi.

Cette dernière révision fait suite à une série de recalibrages de la part de Citi. Début juillet, la banque avait recommandé de vendre lors des rallyes estivaux et prévu que le Brent tomberait dans une fourchette de 60 à 65 dollars d'ici la fin de l'année, en postulant que le trafic à Ormuz se normaliserait et que Washington et Téhéran convergeaient vers un accord diplomatique plus large. Aucune de ces hypothèses ne s'est concrétisée.

Le trafic maritime à travers Ormuz reste fortement contraint, la production pétrolière au Moyen-Orient continue de s'échanger bien en dessous de ses niveaux d'avant-guerre, et les attaques contre des navires commerciaux ont persisté même alors que des négociateurs discutent d'arrangements possibles concernant cette voie d'eau stratégique. Le scénario baissier de Citi formulé en décembre dernier prévoyait un Brent moyen de seulement 62 dollars pour l'ensemble de l'année 2026, avec un scénario pessimiste à 50 dollars et un scénario haussier à 75 dollars en cas de perturbations géopolitiques effectives. Ces perturbations se sont bien matérialisées.

Le Brent a passé une grande partie du deuxième trimestre bien au-dessus de ces niveaux projetés, après que le conflit a retiré plusieurs millions de barils par jour du marché mondial. Goldman Sachs affiche une vision moins pessimiste sur la trajectoire à court terme. La banque a déclaré en début de semaine que le Brent devrait rester dans une fourchette de 80 à 90 dollars jusqu'à ce que les marchés reçoivent soit la confirmation d'un accord américano-iranien, soit une escalade significative des hostilités.

Goldman Sachs a également évoqué la possibilité de voir le Brent atteindre jusqu'à 120 dollars le baril si le détroit d'Ormuz restait fermé pendant une période prolongée. L'objectif de Citi pour le quatrième trimestre à 70 dollars repose désormais sur la même hypothèse fondamentale qui sous-tendait ses prévisions de juillet : une augmentation significative du volume de barils transitant par Ormuz. Le détroit demeurant encore très contraint, la voie vers cet objectif reste incertaine.

Source : OilPrice.com, Julianne Geiger, 7 août 2026.

Source: oilprice.com

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