OIL

La production pétrolière de l'OPEC progresse de 1,17 million de bpj en juillet, les producteurs du Golfe rétablissant leurs approvisionnements perturbés par la guerre

La production pétrolière de l'OPEC a poursuivi sa hausse en juillet, prolongeant un redressement par rapport à des niveaux historiquement bas causés par la guerre contre l'Iran et la fermeture effective du détroit d'Ormuz, selon une enquête de Reuters publiée le 10 août 2026. La production des onze membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole a augmenté de 1,17 million de barils par jour en glissement mensuel pour atteindre 19,85 millions de bpj, selon l'enquête. Ces chiffres excluent les Émirats arabes unis, qui ont quitté l'OPEC le 1er mai.

La hausse de juillet prolonge le rebond amorcé en mai, qui avait marqué le niveau de production mensuel le plus bas enregistré par les enquêtes de Reuters depuis au moins l'an 2000, un niveau décrit comme nettement inférieur même à la production déprimée observée durant la pandémie de COVID-19 en 2020, lorsque la demande mondiale s'était effondrée. L'Irak a enregistré la plus forte hausse de production parmi les membres de l'OPEC en juillet, suivi par le Koweït. L'Iran a également réussi à augmenter ses exportations au cours du mois, bien que la reprise d'un blocus américain sur les ports iraniens à la mi-juillet ait par la suite ralenti les expéditions.

L'approvisionnement saoudien était légèrement inférieur en glissement mensuel, selon l'enquête. La Libye, dont les expéditions demeurent non affectées par la guerre américano-israélienne contre l'Iran, a également accru sa production au cours de cette période. Malgré l'amélioration mensuelle, la production de l'OPEC reste bien en deçà des quotas de production officiels.

Sept membres du groupe élargi OPEC+, qui inclut des nations non membres de l'OPEC comme la Russie, avaient convenu d'augmenter leur production en juillet, mais le conflit en cours au Moyen-Orient a rendu ces hausses planifiées irréalisables. L'enquête de Reuters a été compilée à partir de données de flux du groupe financier LSEG, d'informations provenant de sociétés de suivi des cargaisons dont Kpler, ainsi que de données fournies par des sources au sein de compagnies pétrolières, de l'OPEC et de consultants du secteur. L'article a été rédigé par Alex Lawler, avec la contribution d'Ahmad Ghaddar.

Source: reuters.com

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