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Rosatom renforce ses effectifs à la centrale nucléaire iranienne de Bushehr malgré le conflit en cours

La société d'État russe Rosatom étend considérablement ses effectifs à la centrale nucléaire iranienne de Bushehr, signalant un engagement renouvelé en faveur de l'expansion du site malgré l'instabilité sécuritaire régionale, selon l'agence de presse TASS. Rosatom prévoit de porter ses effectifs russes sur le site de Bushehr de 25 spécialistes actuellement à environ 100 d'ici l'automne, au fur et à mesure de l'avancement des travaux de construction de deux unités de réacteurs supplémentaires. Le directeur de Rosatom, Alexey Likhachev, a confirmé que cinq spécialistes en ingénierie et en technique sont récemment arrivés sur le site, et que plusieurs dizaines d'autres sont attendus dans les deux prochaines semaines.

Le personnel de retour se concentre sur les bâtiments principaux et auxiliaires des unités 2 et 3, ainsi que sur la préparation des installations hydrauliques. Ce renforcement des effectifs représente un retour progressif amorcé en juillet, lorsque Reuters avait signalé pour la première fois que les six premiers employés de Rosatom regagnaient Bushehr. Ce retour fait suite à l'évacuation de centaines de personnels russes survenue lors du conflit militaire américano-israélien avec l'Iran.

Il convient de noter que vingt spécialistes russes ont réussi à rester sur le site pendant une grande partie des perturbations. La construction des unités 2 et 3 de Bushehr avait été suspendue en mars après que des frappes américaines et israéliennes ont commencé à toucher les environs du complexe nucléaire. Selon la base de données des réacteurs de l'AIEA, la seule unité 2 est conçue pour fournir une capacité nette de production de 974 MW, ce qui doublerait approximativement la production nucléaire existante de l'Iran à son achèvement.

Bushehr représente actuellement le seul réacteur nucléaire en exploitation en Iran, offrant une capacité nette de 915 MW. Téhéran s'est fixé un objectif ambitieux d'atteindre 20 GW de capacité nucléaire d'ici 2040, motivé en grande partie par la nécessité de remédier aux pénuries chroniques d'électricité qui affectent le pays. La Russie et l'Iran ont également signé un accord de 25 milliards de dollars portant sur quatre unités nucléaires supplémentaires à construire dans le sud-est de l'Iran, selon Reuters.

Malgré les progrès enregistrés sur le terrain, Likhachev a averti qu'un retour aux niveaux d'effectifs d'avant le conflit dépendra en définitive de la résolution du conflit militaire au sens large. Il a déclaré qu'un accord final entre les États-Unis et l'Iran mettant fin aux hostilités demeure un préalable au rétablissement des effectifs antérieurs. Le contexte géopolitique reste très complexe.

L'Iran a déclaré que le détroit d'Ormuz resterait fermé à moins que Washington ne satisfasse une série de demandes étendues, même si Téhéran et Oman se rapprocheraient d'un accord sur des dispositifs alternatifs de transport maritime à travers ce point de passage stratégiquement critique pour les flux mondiaux de pétrole et de GNL. Sources : OilPrice.com, agence de presse TASS, base de données des réacteurs de l'AIEA, Reuters.

Source: oilprice.com

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