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Le groupe public indien NMDC suspend son projet d'expansion dans le nickel face aux craintes de surproduction mondiale

Le groupe minier public indien NMDC a suspendu son projet d'entrée dans le nickel, en partie en raison des craintes de surproduction en Indonésie, qui représente plus de 60 % de la production mondiale de nickel. Deux responsables de NMDC ayant une connaissance directe du dossier ont déclaré à Reuters, sous couvert d'anonymat, que cette décision reflète ces inquiétudes. Source : Reuters, reportage de Neha Arora.

Reuters avait précédemment rapporté que NMDC et son homologue public Steel Authority of India (SAIL) étudiaient les moyens d'accroître les approvisionnements en nickel en provenance de Russie et d'acquérir des actifs de charbon à coke. L'Inde a classé le nickel parmi les minéraux critiques en 2023 et dépend principalement des importations pour répondre à sa demande. New Delhi finalise également une politique d'incitations à la transformation de ce métal, utilisé par les producteurs d'acier inoxydable et les fabricants de batteries pour véhicules électriques.

Source : Reuters. Selon les sources, un responsable de NMDC a déclaré : « Actuellement, nous avons mis le portefeuille nickel en attente, étant donné que l'Indonésie est en surproduction. » Les responsables ont refusé d'être nommés, invoquant le caractère privé de ces projets. Source : Reuters.

Les perspectives du marché au sens large vont dans le même sens. L'International Nickel Study Group (INSG) a indiqué dans sa dernière évaluation, publiée peu avant le reportage de Reuters, que le marché mondial du nickel devrait clôturer 2026 avec un léger excédent. Ce constat inverse un déficit prévu par le groupe six mois plus tôt, et il s'attend à ce que cet excédent se creuse en 2027.

Source : International Nickel Study Group, cité par Reuters. L'Indonésie, premier producteur mondial de nickel, a réduit cette année ses quotas miniers, durci ses contrôles environnementaux et modifié ses règles de fixation des prix du minerai, des mesures visant à modérer la croissance rapide de son secteur du nickel. Source : Reuters.

NMDC n'a pas réussi à organiser une rencontre avec Nornickel, le groupe russe, malgré des invitations répétées, selon le responsable cité par Reuters. Ce responsable a indiqué que NMDC souhaitait acquérir des actifs russes dans le nickel et sécuriser ses approvisionnements, sans toutefois expliquer les raisons de cette demande de rencontre. Nornickel a refusé de commenter, et NMDC n'a pas répondu à une demande de commentaire.

Source : Reuters. Nornickel est le premier producteur mondial de palladium et un important fournisseur de nickel et de cuivre. Le groupe n'a pas été directement visé par les sanctions occidentales liées à la guerre de Russie en Ukraine, mais il a fait l'objet de restrictions volontaires de la part de certains partenaires, ainsi que de difficultés logistiques et de paiement.

Source : Reuters. L'Inde importe actuellement du nickel de Chine, du Japon, de Norvège, des États-Unis et d'autres pays, et seulement de très faibles quantités en provenance de Russie. Source : Reuters.

NMDC a indiqué l'an dernier qu'il étudiait des acquisitions de minéraux critiques en Afrique, en Australie et en Amérique du Sud, dans le cadre de sa stratégie de diversification internationale. Le groupe évalue par ailleurs depuis un certain temps des actifs de charbon à coke à l'étranger, et son président a déclaré l'an dernier que l'entreprise examinait des opportunités en Australie et en Indonésie. Source : Reuters.

Le reportage original a été rédigé par Reuters (Neha Arora, avec des informations complémentaires d'Anastasia Lyrchikova à Moscou) et a été republié par Kitco News (kitco.com) le 19 octobre 2026.

Source: kitco.com

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