Freeport-McMoRan conserve une perspective positive quant à son rôle dans la production mondiale de cuivre à l'horizon 2027, avec une série d'extensions proposées dans ses principales mines américaines. Selon Industrial Info Resources (IIR), qui cite un article signé par Will Ploch, rédacteur en chef adjoint d'IIR News Intelligence, la société reste optimiste quant à sa production de cuivre à long terme, malgré l'accident grave survenu l'an dernier dans l'une de ses installations. IIR suit les projets de Freeport dans le monde pour une valeur supérieure à 15 milliards de dollars américains, dont environ 70 % sont attribués à des extensions d'installations.
Parmi ces investissements, environ 6,36 milliards de dollars concernent des projets implantés aux États-Unis, toujours selon les données d'IIR. Pour l'ensemble de l'exercice 2026, Freeport prévoit des ventes mondiales de cuivre d'environ 3 milliards de livres et d'or d'environ 649 000 onces. Les valeurs de 2025 s'élevaient respectivement à 3,6 milliards de livres de cuivre et 1,1 million d'onces d'or.
La société attribue cette baisse principalement à des goulets d'étranglement opérationnels, à des retards et à la catastrophe mortelle de septembre 2025 dans la mine de Grasberg, en Indonésie. Les dépenses d'investissement (capex) prévues pour 2026 s'élèvent à environ 4,4 milliards de dollars, en légère hausse par rapport aux 4,3 milliards estimés précédemment au cours de l'année. Pour 2027, le capex est fixé à environ 4,8 milliards de dollars.
Ces deux exercices incluent des investissements substantiels pour la remise en état et l'amélioration des opérations à Grasberg, ainsi qu'une extension proposée de la mine de Bagdad, dans le centre-ouest de l'Arizona. Sur le site de Bagdad, l'extension de trois unités de gestion des résidus (tailings) est déjà en cours, afin de soutenir les niveaux de production actuels, soit environ 216 millions de livres de cuivre et 11 millions de livres de molybdène par an. Le projet prépare par ailleurs le terrain à un éventuel élargissement plus vaste des capacités d'extraction et de traitement, qui vise à porter la production à 400 millions de livres de cuivre, 22 millions de livres de molybdène et 64 millions de livres de cuivre cathodique par an.
L'extension des résidus devrait s'achever d'ici la fin de l'année, moment où la direction prévoit de prendre une décision d'investissement sur le projet plus large. La directrice générale de Freeport, Kathleen Quirk, lors de la conférence téléphonique consacrée aux résultats trimestriels de mardi, a déclaré : « Nous nous attendons à prendre une décision d'investissement sur l'extension de Bagdad au quatrième trimestre. Nous y voyons une opportunité intéressante de faire de Bagdad la deuxième mine de cuivre la plus importante des États-Unis, en tirant parti des économies d'échelle et de technologies modernes pour garantir de meilleures performances sur plusieurs décennies. » Mme Quirk s'est également dite confiante quant aux perspectives à long terme du marché mondial du cuivre.
S'agissant de Grasberg, Mme Quirk a décrit les efforts engagés pour rétablir la production sur le site, où, en septembre dernier, de la boue humide et des matériaux meubles ont inondé des zones souterraines de l'installation, causant la mort de sept employés. Selon la dirigeante, « les ventes de cuivre ont augmenté au cours de chacun des trois derniers trimestres, et nous nous attendons à ce que les ventes du quatrième trimestre soient de loin les plus fortes de l'année ». Elle a ajouté que « le progrès à Grasberg se poursuit, avec une montée en puissance atteinte de 67 %, et la confiance grandit en vue d'une pleine capacité ».
Parmi les autres projets américains, Freeport étudie l'extension de la mine Lone Star, à Safford, en Arizona. Ce projet à long terme, dont la construction ne devrait pas commencer avant le milieu de 2028 selon les informations disponibles, pourrait doubler la production de cuivre du site, jusqu'à 400 millions de livres par an, grâce à l'installation d'un nouveau circuit de broyage et d'un concentrateur par flottation. Mme Quirk a expliqué que la société envisage une installation de taille comparable à celle de Bagdad, et qu'une décision d'investissement dépendra en partie du succès d'une initiative de lixiviation (leach-processing), c'est-à-dire du procédé par lequel les minéraux de valeur sont récupérés à partir de minerais bruts par dissolution dans un solvant.
Mme Quirk a également signalé des taux de récupération favorables dans le procédé de lixiviation de la mine de cuivre de Chino, au Nouveau-Mexique, où la société travaille à une série d'optimisations du stockage des résidus. Selon la dirigeante, dans des sites comme Chino, où le taux de récupération par lixiviation est plus élevé dès le départ, les taux de récupération du cuivre à partir des minerais se situent entre 80 % et 85 %. L'article d'IIR s'appuie sur les déclarations des dirigeants de Freeport lors de la conférence téléphonique sur les résultats trimestriels, ainsi que sur les données de la plateforme Global Market Intelligence (GMI) d'IIR.
Source: industrialinfo.com